Rencontre avec Paul LOMBARD, Maire de Martigues
« Martigues, la touristique »
Le 20 juin dernier, la Ville de Martigues obtenait son classement en « station balnéaire » et « station de tourisme » au terme d’une très longue procédure administrative. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce dossier ?
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Paul Lombard : Le classement de Martigues en « station balnéaire » et en « station de tourisme » est d’abord une très grande fierté pour notre ville, ses élus, ses techniciens et tous ses habitants car cette double reconnaissance redonne à notre commune ses lettres de noblesse. Dans les Bouches-du-Rhône, dix villes seulement sont classées mais seule Martigues a obtenu les deux classements : celui de « station balnéaire » et celui de
« station de tourisme ». |
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Au niveau de la région PACA, Martigues est la 8ème ville à réussir ce doublé. Du fait de la présence de nombreuses industries sur notre territoire, nous avons longtemps été considérés, à l’ouest de Marseille, comme le parent pauvre du tourisme et je crois que ce qui se passe aujourd’hui n’est que justice pour nous ! Notre ville est représentée dans tous les musées du monde, elle a inspiré des poètes, des auteurs, attire de plus en plus de cinéastes… Le classement de Martigues n’est ni le fruit du hasard, ni la conséquence d’un quelconque piston. C’est le résultat d’une politique ambitieuse conduite depuis plusieurs décennies en matière d’aménagement du territoire, d’assainissement, d’équipements, de gestion des ressources foncières, de traitement de l’eau et des déchets, d’animation… qui vient d’être reconnu par un décret en Conseil d’Etat. Ce n’est pas rien !
S’agit-il simplement ’une nouvelle distinction à accrocher au palmarès de la Ville de Martigues ?
Paul Lombard : Non. Il s’agit là d’un acte juridique et la portée de cette double reconnaissance revêt beaucoup plus d’enjeux que le Grand Prix National du Fleurissement, dont nous sommes par ailleurs très fiers, ou certains labels honorifiques. Il nous a fallu huit ans pour monter le dossier, c’est dire le niveau d’exigence des différentes Commissions et Ministères qui ont étudié notre candidature. Beaucoup de villes voisines ont d’ailleurs entrepris les démarches mais se sont arrêtées en cours de route devant l’ampleur de la tâche. Il faut aussi savoir que la législation a changé et que le label n’est plus accordé à vie, comme il l’était autrefois. Ce qui signifie que les communes classées ne pourront plus s’endormir sur leurs lauriers ! D’ailleurs, cette évolution de la réglementation ne doit pas faire plaisir à tout le monde car de nombreuses villes risquent, dans les années qui viennent, de ne plus être classées. En revanche, il s’agit d’un gage de qualité supplémentaire pour les visiteurs puisque les communes classées devront sans cesse chercher à s’améliorer et à s’adapter aux nouvelles normes. Nous sommes par ailleurs conscients de la lourde responsabilité qui est désormais la nôtre et qu’il conviendra de partager. Comme tout bon élève, il faut continuer à viser l’excellence afin de conserver notre place en tête du peloton. Mais nous n’avions pas attendu ce classement pour programmer l’installation et le développement de nouveaux équipements, comme par exemple un complexe de thalasso haute gamme, un golf ou encore la réhabilitation complète de la piscine pour ne citer que ceux-là. Une chose est assurée: la Ville fera son devoir en la matière. Il faut également poursuivre nos efforts d’embellissement et de valorisation de notre patrimoine. Je pense notamment à l'opération "Martigues en couleurs" qui a permis de rénover plus de 1 000 façades et de réhabiliter 1 000 logements au coeur du centre-ville, ou encore aux dispositifs et aux aides financières apportées par la Municipalité pour éliminer les climatiseurs qui constituent une véritable pollution visuelle. Mais il faut aussi que l’ensemble des habitants et des commerçants de Martigues prenne conscience que la préservation de ce classement relève également de leur responsabilité. Tout le monde doit jouer le jeu : les restaurants, les bars, les hôtels, les commerces mais aussi les Martégaux, car c’est en grande partie à eux que revient la qualité de l’accueil de nos visiteurs. Désormais, on joue en première division et il ne tient qu’à nous d’y rester !
Comme vous le faisiez remarquer, jusqu’ici la vocation industrielle de Martigues en occultait l’image touristique. Pensez-vous que ce classement vous permette de prendre un virage à 180° ?
Paul Lombard : C’est vrai que l’industrie fait partie intégrante de notre ville, de son paysage, de son économie. C’est grâce à elle que Martigues est devenue ce qu’elle est. C’est l’industrie quia fait sa prospérité et son développement et il n’est pas question aujourd’hui de laisser de côté ce pan de notre activité. Bien au contraire. D’ailleurs, le classement de l’ensemble de notre territoire en « station balnéaire » et « station de tourisme » constitue une reconnaissance des efforts engagés par les industriels pour mettre leurs installations en conformité avec les normes européennes et développer une industrie moderne, soucieuse de l’environnement. Or, Martigues n’est pas qu’une ville industrielle. Seuls 10% de notre territoire sont occupés par le secteur secondaire, 45% sont classés en zone naturelle et 15% en zone agricole. Nous n’avons eu de cesse de le répéter pendant des années mais certains préféraient faire la sourde oreille, d’autres s’égosillaient à répéter que nous n’avions rien prévu pour anticiper l’après pétrole ou encore que Martigues était « une belle endormie ». Voilà aujourd’hui notre réponse. Désormais, c’est acté : Martigues dispose d’atouts naturels, d’équipements de pointe, d’une vie locale dynamique et de tout ce qu’il faut pour justifier l’obtention de cette reconnaissance, gage de qualité. Je peux dire avec satisfaction que nous sommes désormais prêts à soutenir la comparaison avec des villes qui, à ce jour, sont bien plus connues que la nôtre et à relever le défi de Martigues, la touristique. |
 Martigues c’est :
La 4ème ville du département avec 47 000 habitants
7 144 ha, dont 697 de forêts et
40 km de linéaire maritime, dont 11 sur la côte méditerranéenne
3 300 ha classés en zone naturelle verte, soit 45 % de son territoire
Le classement en «Station balnéaire et de tourisme » par décret en Conseil d ’État en juin 2008
Un Office de Tourisme classé 4 étoiles
Le Prix Rubans du Patrimoine obtenu pour la restauration du Fort de Bouc, place forte du XIIème siècle renforcée jusqu'au XVIIIème siècle
Le Grand Prix du Fleurissement
Le classement « 4fleurs », distinction maximale pour la qualité de son environnement et de ses espaces verts et fleuris, soit 42 hectares urbains (dont 12 hectares de pelouses fleuries)
Le label Villes et Villages Fleuris
Un Théâtre municipal labellisé Scène Nationale
Une station de voile classée France Station Nautique
Un partenariat actif avec l’Association Nationale des Apiculteurs Français dans l’opération «L ’abeille sentinelle de l'’environnement »,soit la gestion de 7 ruches municipales.
Un Centre Hospitalier équipé des outils de santé les plus sophistiqués

Une Halle polyvalente de 4 800 m ²de surface intérieure, pouvant accueillir 9.000 personnes
Plus de 300 manifestations par an
Le Parc Marin de la Côte Bleue : une réserve aménagée sur le littoral et destinée à protéger et faire connaître le patrimoine naturel marin et les ressources de pêche
Une situation privilégiée :
- à 15 mn de l ’aéroport Marseille-Provence

- à 20 mn de la Gare TGV de l ’Arbois
- à 25 mn de la Gare Maritime de Marseille
La ville centre de la Communauté d’Agglomération de l ’Ouest Étang de Berre, réunissant Port-de-Bouc, St-Mitre-les-Remparts et Martigues, soit la gestion directe en Régie communale et intercommunale pour l’eau, les transports urbains, le Centre Funéraire Municipal doté d ’un crématorium, l ’assainissement, la collecte, le tri et l’enfouissement des ordures ménagères ;
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